Voyage au Népal du 6 au 23 Janvier 2020

21 janvier 2020

Retour chez mon hôte et à la découverte de Patan

Mardi 21 Janvier :

Je prends mon dernier petit déjeuner avec les enfants de l'orphelinat et remercie Kapil pour son accueil. Je lui promets d'essayer de l'aider pour récolter des fonds pour ses enfants et prends congé. 

J'ai rendez vous avec Raj à son bureau dans Thamel. Je prends un bus bondé et fais de la musculation pour juste me maintenir debout avec le poids de mon sac sur le dos. 

Je suis heureux d'arriver, de poser ce poids et de retrouver celui qui est vraiment devenu mon ami, Raj. On boit un café puis un peu avant midi je pars rejoindre Ratna Park pour prendre un bus pour Patan. 

On me dépose cette fois près du Stupa Nord, couvert d'herbe folle. Je prends la rue qui rejoint Durbar Square directement mais découvre, au détour d'une rue, en passant sous une petite porte, de nouveaux temples à explorer. 

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Je mets mon badge autour du cou et rejoins le palais royal pour vraiment profiter du musée. Les quelques centaines de pièces sont très bien documentées.

Il y a une section architecture, une section concernant l'artisanat d'art, une autre riche de dizaines de bronzes de plusieurs siècles représentant les divers dieux et déesses avec leur histoire et leurs symboles. 

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J'y passe une bonne heure puis fais un dernier tour sur la place prenant quelques derniers clichés. Ensuite je pars errer dans les rues autour, me perdre et flâner pour trouver cette vie locale figée dans le temps et d'autres merveilleux temples. 

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Je me décide à rentrer à pied en faisant étape chez Dukhuti, un magasin ethnique et solidaire. Je fais du repérage et reviendrai demain avec la visa pour faire mes achats. 

Entre temps je passe par quelques lieux où on été faits de magnifiques graffitis, du street art de qualité. 

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Après quelques kilomètres de marche je rejoins Raj pile à l'heure. Il m'indique que c'est son ami avec lequel ool vient en voiture qui nous ramènera. L'ami en question est aussi un agent et conduit un Renault Duster, pas Dacia ici, fabriqué en Inde. 

Ici les voitures sont hors de prix l'état taxant à près de 300%. Du coup un Duster essence avec peu d'options coûte près de 35 000$ pour un coût de production de même pas 6000$ en Inde. En fait ici il y a beaucoup de 2 roues parce qu'ils peuvent pas acheter de voitures.

On arrive à la maison et je retrouve le reste de la famille heureuse de m'accueillir à nouveau. On se pose dans leur chambre et Raj allume le radiant à gaz pour qu'on soit tous au chaud. 

Il nous prépare aussi le tongba avec une thermos d'eau chaude pour faire plusieurs remplissages. J'aime ce goût de vin de noix et la chaleur que ça procure.

Sashi nous a préparé un curry de mouton délicieux et épicé servi avec un chutney d'un fruit ressemblant au pruneau. J'ai les lèvres en feu mais j'aime manger épicé. 

On se couche tôt ce soir pour bien récupérer. 

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20 janvier 2020

Volontariat chez Possible Nepal pour deux https://www.franceinter.fr/emissions/les-histoires-du-monde/les-histoires-du-monde-08-

Samedi 18 Janvier :

Mon sac est presque prêt à l'heure du petit déjeuner, toujours gargantuesque, que je prends en compagnie de la jeune fille allemande. On discute de nos programmes respectifs pour la journée et la suite.

Nous croisons la retraitée britannique lorsque nous retournons à nos chambres respectives. Je vais finir mon sac et salue chaleureusement Surya pour son accueil mémorable. 

J'ai la place à côté du chauffeur, la n°1, comme ça j'ai une vue parfaite sur le trajet. Il fait un temps couvert jusqu'à plus de la moitié du trajet. On arrive à Kathmandou sous le soleil sans les montagnes en toile de fond toutefois. 

On me laisse à Balaju Chowk puis je marche un bon kilomètre sans trouver de bus. Je finis par pendre un taxi qui me dépose là où Google Maps dit, ce qui s'avère être 1km trop loin. Un jeune en scooter me ramène près du temple duquel part la rue de l'orphelinat.

Mon hôte Kapil me montre la chambre et me sers un thé. Après il me présente tous les enfants qui ont tous l'âge du collège entre 12 et 16 ans. Je leur apprends quelques mots de français et eux m'apprennent quelques mots de Népali.

Plus tard j'aide à leur servir à manger puis je dîne avec Kapil. Il me parle du dernier français qui est resté une semaine et a réussi à faire un crowdfunding pour eux de 500 euros en une semaine. 

Je regarde pour ma part si je peux en faire autant et contacte une agence française spécialisée dans la collecte de fonds pour des associations qui oeuvrent pour les enfants. 

Kapil prend congé et je vais me coucher tôt sous d'épaisses couvertures. 

Dimanche 19 Janvier :

La nuit fut très fraîche et les rites hindous d'un voisin ont raison de mon sommeil vers 6h du matin. Je traîne quand même avant de sortir. Les enfants font leurs devoirs entre 7h et 9h et partent progressivement à l'école. 

Ils sont dans différentes écoles. J'accompagne ceux qui attaquent à 10h dans une école à cinq minutes de là. C'est la rentrée, le principal fait un long discours en anglais. Tous les cours sont en anglais sauf le cours de Nepali.

Au retour mon hôte me montre où est la peinture et ce qu'il veut peindre. Ils sont un peu sous équipés du coup je vais chez le quincaillier du coin et ramène une paire de gants et une brosse métal. 

C'est une grille de fenêtre avec une section pas très grosse j'en avance pas. Je finis la première vers 14h30 et mange un bout avec les élèves déjà revenus de l'école. J'en attaque une autre ensuite mais on doit arrêter à cause d'une nouvelle averse. 

Je remonte à la chambre bouquiner et écrire ces quelques lignes tout en sirotant un massala tea et en grignotant des pop corn pour me réchauffer dit mon hôte. 

Demain j'irai avec les enfants à l'école et Kapil lui est de tournage, il a un second rôle dans une série télé népalaise et fait aussi des pubs télé pour survivre. 

Après un peu de lecture je suis invité à rejoindre les enfants pour dîner. Kapil acheté de la viande ce qui est rare vu leur budget. Alors on déguste ce fameux curry de poulet avec une soupe de lentilles et du riz préparés par la vaillante cuisinière. 

Retour à la lecture et déjà seul à 20h je vais pas tarder à me coucher car je risque d'être de nouveau debout vers 6h.

Lundi 20 Janvier :

J'ai été un peu malade cette nuit. Ça m'a laissé dormir tranquille jusqu'à 4h du matin puis je crois que les jalebis d'hier ont eu raison de mes boyaux. Je me soigne et espère que ça ira mieux ce matin.

J'ai un peu de temps car je pars à l'école avec les élèves qui commencent à 10h. On arrive un peu avant et le principal fait son discours. Je le rencontre ensuite dans son bureau. 

En fait il n'y a rien de prévu en particulier, moi qui pensais aller dans une classe et faire de l'anglais. Non rien de tout ça. Le principal voulait parler du manque de fonds car près de 70% des élèves viennent d'orphelinats ou de familles pauvres. 

Les 15 euros mensuels de frais de scolarité ne rentrent donc pas et pas non plus de la part de mon orphelinat. Il aimerait donc que je sponsorise un élève. Les frais annuels seraient d'environ 170 euros. 

Je lui explique donc que c'est une somme et que je ne donne même pas cette somme en dons habituellement. D'autant qu'avant de venir j'ai fait un don de 40$ à mon orphelinat. 

Il prend congé vers 11h45 et me donne rdv demain. Je vais certainement décliner. Étant un peu déçu je repasse à l'orphelinat, attrape mon sac et file me balader. Je prends un bus pour Ratna Park.

De là je vais à Patan. Je paie mon accès et le fais étendre tout de suite pour pouvoir revenir demain. Je préfère nettement ce Durbar Square à celui de Kathmandou, plus petit mais en meilleure condition. 

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Je visite une partie du palais et traîne sur la place. Les temples hindous sont tous très beaux avec des sculptures très détaillées. Les fenêtres aussi sont impressionnantes de détails. 

Après je me laisse aller en traversant des quartiers populaires, comme figés dans un autre temps, au détour desquels je découvre des nouveaux temples tous plus jolis les uns que les autres. 

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Je retourne à pied jusqu'à Ratna Park, prends un bus jusqu'à Balaju Chowk, vais à pied jusqu'au début de la route de Tarakeshwar puis prends un taxi pour finir les trois derniers kilomètres. 

J'arrive un peu avant 18h et discute brièvement avec Kapil de mon entretien de ce matin avec le principal. Il est un peu blasé d'entendre ça. Je dîne avec les enfants et me couche très très tôt, vers 21h. Je me relevé vers 1h pour soulager mes boyaux qui m'ont laissé dormir jusque là.

17 janvier 2020

Journée sous un parapluie à Pokhara.

Vendredi 17 Janvier :

Encore un parfait petit déjeuner servi par ce charmant Surya, avec omelette, curry de pommes de terre, banane, pain et massala tea.

Une retraitée anglaise qui vit aux USA et qui revient de trek est là aussi pour le petit déjeuner et nous discutons longuement de divers sujets. 

Je pars ensuite armé de mon parapluie, encore indispensable aujourd'hui, sur la rue commerçante Lakeside, cherchant deux endroits repérés toujours sur le même blog où on peut assister à des séances, même pour débutant, de yoga.

Deux lieux sur trois ne sont plus actifs, le troisième a des horaires qui me demanderaient de revenir en fin de journée. Je repère une toute petite boutique d'épices trop jolie et m'y arrête en revenant de boire un café bio népalais.

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Je prends quelques épices et rejoins la piste du front de mer - ou plutôt de lac - et la suis toujours sous mon parapluie jusqu'à l'embarcadère des bateaux pour le petit temple hindou Taal Barahi.

Il est très animé et j'y reste un bon moment mon regard ayant été attiré par un joli oiseau rouge avec un bec de colibri. J'ai une seule photo où on le voit un peu, il est vraiment très beau. (Sur la gauche de la photo)

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Une fois traversé à nouveau, les pieds trempés, je fais une pause déjeuner tardive au boomerang café. Je m'y attable avec un couple d'anglais et une suisse française près de la cheminée où crépite un petit feu.

J'y fais sécher un peu mes chaussures et les pieds tout en dégustant ma soupe. Je parle pas mal avec ces trois voyageurs dont deux parapentistes.

Je pars vers 15h et continue de magasiner un peu entre autres un livre népalais en anglais racontant le voyage d'une grenouille nommée Bhaktaprasad et un livre d'occasion pour meubler mon trajet en bus de 7h de demain. 

Je reviens vers 16h et me prépare pour mon tout premier cours de yoga de ma vie dans un ashram juste derrière ma guesthouse. 

Je suis accueilli par guru, le maître, et je me joins à Amber une jeune australienne résidant ici pour dix jours. La séance est relativement sportive pour certaines poses mais elle contient aussi une part de respiration et de relaxation. 

Je ressors avec moins de douleurs à mes membres inférieurs que lorsque j'ai commencé. Je rencontre une jeune allemande qui a côtoyé la retraitée anglaise dans un musée. On discute un bon moment. 

Je pars ensuite vérifier où en est le séchage de mes chaussures - j'ai loué un petit chauffage d'appoint à Surya - puis m'en vais manger sur Lakeside. Mon choix s'arrête sur le Trail's End. 

Un groupe d'une école de commerce est là et l'ambiance est sympathique. Je mange le meilleur Dhal Baat depuis le début de mon voyage. J'essaie aussi de comprendre les règles du cricket que les derniers clients regardent à la télé. 

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De retour à la guesthouse je discute un peu avec Surya et écris ces quelques lignes. Je vais me coucher vers 22h. 

14 janvier 2020

Trek de Poon Hill 4j/3n au départ de Pokhara.

Lundi 13 Janvier :

Mon guide Mansoon me rejoint à la guesthouse. Je finis mon petit dej et on file en taxi par une petite route avec quelques points de vue. On monte haut pour redescendre dans une vallée à Nayapul, 1300m d'altitude et début du trek. 

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On commence par suivre la rivière dans une vallée où on contrôle mon permis de trek. C'est assez graduel au début et on a quand même vite chaud, même mon guide qui se change rapidement. 

Avant que ça devienne trop raide on se pose pour déjeuner. Je prends un riz frit aux légumes et mange une des bananes que j'ai emporté. On continue jusqu'à rejoindre le village de Ulleri à 2050m d'altitude. 

On a bien marché puisque on arrive vers 15h. Je me pose et fais une sieste puis vais traîner dans le village et assiste à un joli match de volley près de l'école. J'ai aussi la vue dégagée sur les montagnes et la golden hour les rend oranges.

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Après un fameux Dhal Baat qui rassasie un homme - c'est en fait le choix royal car c'est le seul plat où pour le même prix on te ressert jusqu'à satiété - on fait un peu d'Internet autour du feu avec mon guide et les gens de la guesthouse et on se couche tôt. 

Mardi 14 Janvier :

On prend le petit dej vers 7h30 comme ça on peut bouger pile à 8h. C'est encore des escaliers au début mais ensuite ça devient du chemin dans la jungle, plus frais car on trouve les premières neiges vers 2400m. 

On a un bon rythme si bien que Mansoon pensait s'arrêter pour manger à un endroit mais on y est qu'après deux heures de marche. On fait quand même une pause au soleil sur une terrasse et on boit un massala tea. 

Les derniers 2,5 km sont un peu plus raides mais on rejoint Ghorepani, 2860m d'altitude, avant midi. On a bouclé 8 km en 3h30 avec 810m de d+, un record pour mon guide. 

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Du coup on commande à manger à la guesthouse, pour se remettre de cette montée un bon Dhal Baat fera l'affaire. C'est le meilleur que j'ai mangé jusqu'ici. 

Je vais ensuite faire ma sieste d'une heure puis, me caillant trop dans la piaule, je convainc Mansoon d'aller en haut de Poon Hill, en reconnaissance, et éventuellement profiter du coucher de soleil.

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On prend notre temps et on profite vraiment car c'est plus découvert qu'avant donc ça nous permet quelques belles photos. 

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On redescend à l'heure où le poêle / bidon bidouille à bois est allumé et on s'y installe autour le temps que le dîner soit servi. On va se coucher tôt car demain c'est debout 5h30.

Mercredi 15 Janvier :

Ça fait déjà deux heures que je tourne en rond. Dès que le réveil sonne je m'habille et jette un coup d'oeil aux montagnes, entièrement dégagées. Parfait!

On part avec Mansoon et de nombreuses autres personnes en direction de Poon Hill, à la frontale, dans la neige gelée et le givre. On y arrive en un temps record de 40 minutes, à temps pour voir les montagnes se colorer.

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On reste une bonne heure avant de redescendre, prendre un petit dej de fou, népalais, avec un curry de légumes et du pain Gurung, à mi chemin entre le naan et un beignet.

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On part vers 8h40. On se remet 350m de d+ dans les pattes, avec un point de vue magnifique depuis la colline en face de Poon Hill.

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Ensuite ça devient coton, descente dans la neige, après deux gamelles Mansoon me prête des crampons pour une chaussure. 

On avance à pas lents, parfois avec des cordes, jusqu'à enfin trouver une zone moins gelée. On fait la pause déjeuner après 3h10 de marche, un bon Dhal Baat chacun. 

Ensuite on prend un gros dénivelé négatif, suite auquel on doit se refaire 250m de d+ pour rejoindre le village de Tadapani, à mi-chemin de notre marche de l'après midi.

D'ici on a encore une belle vue sur le Machapucchare, Fish Tail, et on voit bien les deux parties pointues de la queue du poisson. 

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Après c'est 900m de dénivelé négatif avec encore des marches, mes mollets, genoux et cuisses flambent et durcissent et mon rythme est plus limité. 

On arrive à destination à Gandruk après 3h20 de marche depuis le restaurant. Je demande de l'eau chaude pour me faire une vraie douche chaude pour détendre tous les muscles. 

On a aujourd'hui cumulé : 19 kms en tout, 1050m d+ et 1950m de d- de Ghorepani 2860m à Gandruk 1900m. On se retrouve dans le salon (pas de poêle autour duquel se réchauffer) et on commande notre dîner. 

Pour moi ce sera soupe de lentilles, momos végétariens et un verre d'alcool local, à base de millet, transparent comme de l'eau, d'une vingtaine de degrés. 

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On discute pas mal après avec Mansoon, de leur niveau de vie, des difficultés pour certaines choses au Népal, ce qui me permet d'évaluer un peu ce que je devrai lui donner comme pourboire. 

On va se coucher vers 21h30.

Jeudi 16 Janvier :

J'ai les cannes qui sont raides ce matin et je me lève avec un temps de chien à l'extérieur. Il pleut et il neige quelques centaines de mètres plus haut. 

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Je prends mon petit dej puis on s'équipe pour la pluie et on part vers 8h20. On procède en deux étapes, la première toujours avec des marches, devenues glissantes et la seconde le long de la rivière sur la piste boueuse qu'emprunte aussi les bus, pas seulement les jeeps.

On arrive au bout de trois heures un peu humides et notre taxi nous ramène à Pokhara. Je lui donne son pourboire et lui offre le petit opinel que j'avais gardé pour offrir à un hôte.

Je le salue et vais ensuite me doucher car aujourd'hui comme il pleut la guesthouse a fait fonctionner le chauffe eau. C'est agréable et ça détend. 

L'après midi est un peu fichue vu le temps, je chausse mes espadrilles pour être plus près du sol et m'en vais faire un peu de shopping et le balader sur la lakeside street.

Mon but ultime étant de retrouver le Sanjivani spa & beauty parlour, un salon de massage vanté par un blog que j'ai lu. Je négocie l'heure de massage avec ce qu'il me reste en poche, soit environ vingt euros, et me fais masser.

C'est un massage ayurvédique et thaï prévu pour les retours de treks douloureux. J'ai droit à des massages plus ou moins vifs, membres après membres et même du "à genoux sur le dos" et "debout sur le dos".

Je suis un peu moins tendu et finis de me tremper en revenant. Les espadrilles sont noyées, je me change de haut en bas. Je m'installe dans le petit salon extérieur dans les fauteuils en rotin et poste ce résumé de mes quatre jours. 

Ce soir dîner en bas de la rue et dodo pour se reposer un peu de toutes ces aventures. 

12 janvier 2020

Bus jusqu'à Pokhara puis festival de vues sur les Annapurnas

Dimanche 12 Janvier :

Je suis arrivé 25 minutes avant l'heure étant parti défaitiste. Je ne risquais rien en fait car le bus attendra 7h35 pour décoller. 

Circulation très bouchée à la sortie de Kathmandou. On roule à pas d'escargot dans un nuage de pollution. Puis vient la descente, de 1800m nous descendons dans une gorge vers la rivière. 

Pause déjeuner comprise dans le billet dans la cantine d'un hôtel. C'est bon et c'est à la façon buffet donc on meurt pas de faim. 

Nous sortons du brouillard une cinquantaine de kilomètres avant Pokhara et apercevons maintenant les belles montagnes tant attendues. 

Après un peu plus de 6h de route effectives je rejoins ma guesthouse, la new Annapurna, où un sympathique gérant m'accueille, avec un verre de jus de fruits et le sourire. La chambre est cosy et avec vue. 

Il me montre le toit terrasse d'où la vue est encore plus dégagée. Après avoir défait les affaires je file et lui demande quelques conseils avant de partir. 

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Il me donne les explications pour un endroit où faire des photos avec le reflet des montagnes sur le lac Pewa. En y allant j'achète des tablettes pour désinfecter l'eau et trouve le petit parc qu'il m'avait indiqué. 

En se mettant près de l'eau les montagnes s'y reflètent bien en effet. Je prends quelques photos, traîne dans un joli magasin de coopérative qui travaille le chanvre mais n'achète rien pour l'instant. 

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Les montagnes sont oranges maintenant, je presse le pas pour aller voir ça depuis le toit de la deuxième partie de la guesthouse avec une vue plus dégagée. 

Je me pose ensuite un peu en préparant mon sac pour le trek. Je m'inscris sur Ariane, le site du ministère, pour mon voyage et repars en ville pour trouver un resto. 

Je fais quelques achats. Ce soir j'ai envie de momos. Je trouve un petit resto où il y a des locaux et commande les précieux pâtés au poulet cette fois. Ils sont savoureux et épicés quoique pas très remplis.  

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Je fais la fermeture du restaurant. À 20h30 je suis rentré à la guesthouse. Je me couche je grosse heure après. 


11 janvier 2020

Planification de trek puis balade avec points de vue.

Samedi 11 Janvier :

Ce matin tout le monde traîne un peu, sauf Sashi qui avait une rencontre toute la journée et qui est partie peu avant 7h30. C'est donc Raj qui s'occupe du petit déjeuner.

Après un premier thé on discute trek et je lui demande de me chiffrer celui de Poon Hill  (4j/3 nuits avec point le plus haut à 3300m). On s'arrête sur un prix qui comprend le taxi aller retour jusqu'au début du trek, les taxes des parcs nationaux, les hôtels dans les villages de montagne, le gîte et le couvert et le salaire du guide qui peut aussi porter le sac. 

Je lui fais le virement et après vérification de la météo on se cale sur lundi à jeudi qui viennent. Je réserve une guesthouse là-bas, à Pokhara, on déjeune avec les filles et tout le monde quitte la maison vers 11h.

Je prends la direction d'un monastère au dessus de chez eux pensant pouvoir emprunter un sentier qui monte en haut de la montagne. Un des moines me dit que c'est un terrain militaire et qu'on ne peut y monter. 

Je continue donc sur une route / chemin jusqu'au triten monastery et remarque une cantine où les moines cuisinent pour les visiteurs. J'y déguste un très bon plat de buffle aux pommes de terre coupées en julienne avec des oignons blancs avec la pousse, le tout accompagné d'un thé citron gingembre. 

Je me régale bien puis monte jusqu'au monastère perché sur le flanc de la montagne. Il y a plein de jeunes moines et la vue est magnifique et bien dégagée sur la ville. Je prends quelques photos puis on nous pousse dehors car les moinillons ont cours. 

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Je reprends le chemin et grimpe vers la crête de la colline puis rejoins le Single Tree, un arbre solitaire et sacré sur la colline, flanqué de deux petits temples dédiés à Ganesh et Shiva. Il y a là un petit boui-boui qui sert un délicieux massala tea pour 25 rp.

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Je profite de la vue et grimpe ensuite plus haut dans la colline jusqu'à un petit Stupa et une tour d'observation qui est en fait une construction abandonnée avec trois plateformes et des escaliers. 

J'y passe un bon moment et rédige mon blog pour la journée d'hier tout en profitant de la ville qui est plus calme vue d'ici et qui commence à se teinter de rose avec la golden hour approchant. 

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Je reviens par un chemin différent et achète des bananes et une bière locale pour partager avec Raj ce soir. On arrive presque en même temps, vers 17h30.

Après une bonne douche on se pose un peu et on a la visite rapide de Bhagwat et de son beau frère puis on partage cette bière en faisant un dernier point pour le trek de lundi. 

Repas tranquille devant nos écrans avec une soupe de lentilles et haricots des montagnes et riz basmati. Je vais essayer de me lever tôt car demain le bus vip par à 7h.

NB: pour les jours à venir, lorsque je serai dans les montagnes il n'y aura probablement ni wifi, ni 4g, je ne pourrai donc peut être pas écrire ou mettre des photos. Pas d'inquiétude donc. 

10 janvier 2020

Journée calme et riche à Bhaktapur et fin de soirée festive

Vendredi 10 Janvier :

Ce matin Raj part avec un ami qui a une voiture et on se croise juste vers 8h. Sashi me prépare un petit déjeuner plus simple mais toujours aussi bon, avec omelette aux oignons, poivrons et tomates, des toasts et du beurre de cacahuètes.

Je pars à pied jusqu'à la Ring Road et attrape un bus pour Ratna Park, la gare routière. C'est un peu le bazar sur la route mais 45 minutes plus tard j'y suis et attrape le bus suivant pour Bhaktapur. J'y arrive vers 11h30, paye mon entrée et me balade dans la ville, quasi entièrement piétonne, ça change.

La différence avec Kathmandou est saisissante, moins de bruit, moins de pollution. Certes il y a des maisons en ruine ou en reconstruction, et on peut voir ce qu'a endommagé le tremblement de terre de 2015. Mais il règne ici une atmosphère de village et on s'y sent bien. 

J'arrive en premier sur la place Taumadhi Tol avec le Bhairabnath Mandir sur la droite, pagode à plusieurs toits, et en face le Nyatapola, en rénovation, avec ses magnifiques échafaudages de bambou et les cinq paires de gardiens animaux qui gardent les marches du temple.

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Je monte ensuite sur la Durbar Square, où se trouvent les plus réputés édifices. Je passe sous le Golden Gate et entre dans le palais royal. Les plus belles cours intérieures ne sont accéssibles qu'aux hindous donc je ne peux en voir qu'une partie. Ici aussi une partie des bâtimesnts est en reconstruction et les ouvriers s'affairent aux sculptures sur bois et sur pierre.

Ce Durbar square rappelle celui de Kathmandou alors je préfère aller errer dans le village et aller découvrir entre autres, Pottery Square, une petite place où s'affairent potiers de toutes sortes. On peut voir toutes les étapes en baladant dans les environs, constitution de l'argile, son travail au tour, le séchage. Cette étape donne de beaux étalages à même le sol de la place.

En remontant par une rue perpendiculaire je suis attiré par une bonne odeur de nourriture et j'aperçois dans une pièce sombre au plafond bas une cuisinière assise devant son fourneau avec une préparation de pâte à crêpes qu'elle fait cuire avec un oeuf comme on ferait une crêpe salée.

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C'est en fait une recette Newari, le Bara-Wo, une crêpe à la farine de lentilles avec des herbes, et c'est servi avec une petite soupe épicée aux pois chiches. Je baisse la tête et commande, ça fait bizarre de manger comme à l'intérieur d'une salle de temple. C'est tellement bon que j'en commande une deuxième.

Je continue ensuite ma balade jusqu'à Tachapal Square où siège fièrement le Dattatreya Mandir, une autre pagode bien conservée. Je vais dans la rue adjacente pour photographier la fameuse fenêtre Paon (peacock window), et m'arrête boire un thé et goûter au ju Ju Dau, le célèbre yaourt local. C'est aussi délicieux que le vrai Lassi de Jaipur. La jeune fille qui parle un anglais parfait m'indique parfaitement où aller reprendre le bus.

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Le retour est un peu long à cause de la Rush Hour et je mets presque 1h10 pour retrouver Ratna Park. Je décide de prendre un taxi pour rentrer pas trop tard pour avoir le temps de me préparer pour la fête. Le taxi se paume un peu, c'est moi qui finit de le guider avec Google Maps.

Je retrouve Sashi et les filles, me prépare rapidement et nous rejoignons la maison de Bhagwat. Je salue tout le monde, la grand-mère nous pose le tikka sur le front et nous allons au dernier étage de la maison nous restaurer.

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 Je pensais en avoir fini après le gâteau mais ce n'étaient que les hors d'oeuvre. M'attend ensuite une bonne assiette avec curry de poulet et de légumes et du riz.

Nous ne rentons pas trop tard et je bouquine et poste un peu le blog et les photos avant d'aller me coucher.

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09 janvier 2020

Journée mi figue mi raisin dans la vallée de Katmandou

Jeudi 9 Janvier :

Encore un appétissant petit déjeuner ce matin avec un plat de pain perdu salé, des tomates et oignons, des patates en curry et un massala tea.

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Ce matin je rejoins la Ring Road à 20 minutes de là à pieds et trouve rapidement grâce à l'aide d'une jeune fille le bus qui m'amènera à Bodanath. Le temps est couvert et on aperçoit le soleil parfois à travers la brume.

Le temps de ce parcours de 45 minutes permet à la météo de s'améliorer un peu. J'arrive près du grand Stupa blanc et or sous le soleil. Ce lieu de pèlerinage bouddhique est déjà bien animé et comme à Durbar Square des milliers de pigeons ont investi la place. 

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Tout autour du Stupa la place elle aussi ronde est entourée comme à Swayanbunath de maisons de briques et de bois sculpté hébergeant aussi essentiellement des boutiques qui vendent colliers de prière, objets religieux en laiton ou en bronze, bols chantants, drapeaux de prière. 

Après un peu de temps passé au calme et sous un ciel à nouveau changeant je prends la direction du temple hindou de Pashuputinath, haut lieu de l'hindouisme.

En y allant, sous quelques gouttes de pluie, je fais un arrêt par une petite cantine où ils servent de la cuisine Newari - les Newars sont un peuple de marchands - et je prends un Newari Set, comme un thali indien mais avec une base de riz battu croustillant, de graines de soja torrefiées, de cacahuètes, curry de légumes, et autres. 

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C'était une expérience culinaire intéressante. Je repars repus et rejoins Pashuputinath. Ce complexe hindou est visité par des milliers de pèlerins et c'est l'endroit où tout hindou aimerait être incinéré. 

Il y a ici des ghats sur lesquels des bûchers sont préparés, les corps purifiés, puis incinérés près du temple dédié à Pashupati version népalaise du dieu Shiva, le dieu à la fois destructeur et créateur. Plus le bûcher est près du temple plus la personne est importante.

Je ne suis pas très à l'aise mais regarde quand même et vais ensuite plus haut sur la colline voir un autre temple et rejoindre la civilisation, devant pendre un taxi pour rejoindre Raj et sa famille à son bureau. 

Nous nous retrouvons tous au paradise spa bien caché dans un immeuble. Il fait une chaleur étouffante comparé aux 10°C de dehors. On nous fournit serviettes, slip jetable comme à l'hôpital et gourde d'eau citronée et salée au sel de roche de l'Himalaya. 

On alterne sauna et hammam pendant une petite heure avant de tous retourner au bureau. Je suis purifié et heureux de m'être douché avec une eau vraiment chaude. 

On prend un peu plus tard un taxi pour rentrer à la maison. Je bouquine un peu plus et on se met à table. Sashi à fait des légumes vapeur revenus à la poêle avec des chiapatis et une soupe aux lentilles et haricots de l'Himalaya. 

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Plus tard Bhagwat, son beau frère / pilote, vient boire un verre avec nous du cognac que j'ai ramené à Raj. On discute religion, calendrier - les népalais en ont un spécial, on est en 2076 ici - et il m'invite aussi pour les 2 ans de sa petite demain soir. 

Je vais donc rester au moins deux nuits de plus. On finit la bouteille puis on va de coucher. 

08 janvier 2020

Kathmandou sous la pluie et à pattes.

Mercredi 8 Janvier :

Lever comme d'habitude. Je fais ma vie et attends Raj pour le petit déjeuner tout en buvant le café et bouquinant sur le perron. C'est couvert ce matin, c'est cotonneux pour ainsi dire. Encore aujourd'hui Sashi nous a concocté un copieux petit déjeuner appelé poha. C'est un plat de riz battu, cuit avec des pommes de terre, des pois, du mais, des oignons, des cacahuètes, de l'ail, du poivron, du piment, du cumin et des graines d'oignons. C'est délicieux et nourrissant.

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Ce matin il est prévu que je parte à pied car je ne me rends pas en centre ville mais pas très loin de là au temple des singes, le Swayambunath. En partant vers 9h30 je rencontre un vieux bonhomme qui insiste à m'inviter pour le thé et que je lui donne des conseils pour que son fils vienne faire l'armée en France. Je veux pas trop le froisser et en même temps je dois bouger du coup je glane quelques renseignements sur internet que je lui transcris en anglais puis prends congé.

L'avantage de cette marche matinale c'est que je traverse des zones populaires où les gens ont peu l'habitude de voir des européens barbus déambuler. Les jeunes étudiants me saluent et  je leur rends la pareille. Bientôt j'aperçois le bas de la colline avec son mur d'enceinte et les rouleaux de prière. Je suis les pélerins faisant tourner de temps en temps les rouleaux.

En bas du temple, avant la belle ascension des raides escaliers je me fais accrocher par une gentille vendeuse pour laquelle je suis le premier client de la journée - depuis que vous me lisez vous connaissez la chanson, c'est pareil dans toute l'Asie - et elle me convainc, pour une modique somme et je repars avec mon premier bol chantant et ma première guirlande de drapeaux de prières.

Une fois en haut les singes sont encore plus nombreux et la vue, qui pourrait être plus belle si elle n'était pas si embuée, est tout de même splendide. Le Stupa lui même avec ses quatre paires d'yeux, caractérisant si bien le Népal en général, qui vous regardent lorsque vous tournez autour de lui dans le sens des aiguilles d'une montre. 

Il y a beaucoup de templions et de mini stupas autour ainsi que des temples hindouistes. Il y a aussi ces caractéristiques bâtiments de briques rouges et de bois sculptés qui abritent des boutiques de souvenirs et autres articles religieux. Je prends un thé et un lassi à la banane sur un "rooftop", un toit terrasse, et contemple la vue.

20200108_114747J'entame la descente par un autre côté et tente ma chance à la fontaine de la chance en achetant quelques roupies en pièces pour jeter dans le bassin. Je continue et rejoins la route principale et sens assez vite les premières gouttes de pluie.

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Elles ne me gêneront pas jusqu'à la rivière près de laquelle je finis par me poser dans un restaurant un peu cosy mais abordable. Je commande des crispy momos, des momos entourés de chapelures et frits servis avec deux différentes sauces. C'est trop pour moi, je repars donc avec un doggy bag pour plus tard.

J'achète un parapluie de l'autre côté de la rue avant de reprendre ma marche. Je découvre plusieurs quartiers, passant du quartier du bricolage à celui des couturiers et essaie de rejoindre un magasin de livres. Le seul que je trouve finalement se trouve dans Thamel du coup j'achète un Rough Guide, proche du lonely planet, en anglais et rejoins Raj à son bureau pour boire un café.

Il est presque l'heure, nous partons peu de temps après et il est prévu que je rentre avec son beau frère. Je suis collé à lui et on  ne fait qu'un avec l'imperméable spécial deux têtes, et on se jette dans cette circulation intense et ses rues boueuses.

J'ai survécu au trajet et je dois avouer que c'est vraiment un sacré pilote. Raj nous rejoint peu de temps après. Je fais un peu de lecture à propos des treks et rejoint tout le monde pour dîner.

Ce soir c'est un curry de légumes avec ses lentilles, son riz basmati long grain et un gomasio maison (graines de sésame blond et brun, piment et sel). Je mange à nouveau avec la main droite et me limite même lorsque Sashi veut me reservir, c'était vraiment assez copieux et toujours succulent.

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Je discute un peu avec Raj puis ses filles nous font un concert, une au violon l'autre à la guitare. Ensuite je fais à Raj des traductions de commentaires pour qu'il puisse les utiliser sur son site puis vais me coucher après un peu de lecture.

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07 janvier 2020

Visite de la capitale Katmandou

Mardi 7 Janvier :

Lever vers 7h30 pour être prêt à l'heure de bureau de Raj. J'attends que tout le monde émerge et plus tard je prends le petit déjeuner avec Raj, Massala Tea, Tartines de pain complet avec du miel local et du beurre de cacahuètes, omelette aux oignons rouges, poivrons verts. Un vrai régal et un bon début pour se préparer à vivre les chaos de Katmandou.

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On bouge vers 9h30 en moto, à l'arrière de la 150 cc indienne du beau frère de Raj. Je me cramponne et ne peux qu'accepter de dire que mon chauffeur est un as du guidon. On se retrouve après quelques minutes dans Thamel, le quartier touristique de la capitale où Raj a son agence de trek. Je reste avec lui un moment parcourant certains de ses bouquins et partageant avec lui une théière de thé noir tibétain.

Je ne m'en vais traîner qu'après qu'il m'aie aidé à recharger mon portable avec un crédit internet d'un mois. Je parcours Thamel et ne me laisse pas charmer par toutes ses jolies boutiques de souvenirs, me disant au fond que je n'ai guère ²intérêt d'acheter ici et maintenant.

Un peu plus tard je me fais accoster par un petit jeune qui me dit qu'il est en vacances et qu'il peut me guider. Je ne me formalise pas et le suis. Il me fait découvrir plusieurs temples et me pose le tikka sur le front avec de la glaise rouge. Il m'explique pas mal de choses sur la religion. 

Il m'amène ensuite dans son école d'art où lui et ses collègues pratiquent l'art du dessin mandala. On me donne les explications et on essaie de me vendre une toile. On m'exlique que c'est pour soutenir l'école, etc, et je finis par en acheter une à la hauteur de mes moyens.

Je m'arrête ensuite à une petite gargote où je déguste mes tous premiers momos, spécialité d'origine tibétaine, petits farcis de viande de buffle, bien épicés et cuits à la vapeur, servis avec une sauce à la cacahuète. Un vrai délice, que dis-je, un régal des papilles.

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Je reprends ma route direction Durbar Square, le centre historique de Katmandou. Je ne sais comment ça se passe mais je me retrouve à l'intérieur de la zone qui se visite sans m'être acquitté du droit d'entrée de 1000 Roupies. J'y rencontre un guide peu après parlant un peu français et qui, à grand renfort de livre d'or et de "c'est la basse saison", me convainc de le prendre comme guide. 

Je ne regrette en rien car j'ai appris beaucoup de choses sur les différents temples dont certaines cocasses, concernant des soutiens de toits en bois gravés de scènes du Kamasutra. J'apprends aussi qu'au Népal il ya a deux types de visages : les visages à caractère indien, et ceux avec les caractères Mongols. Désormais je scrute les visages dans la rue et repense à mon hôte qui se situe plutôt dans la première catégorie.

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Je conviens que ce Durbar Square est un must see, même si beaucoup de ses bâtiments ont souffert lors du tremblement de terre de 2015. Une des choses les plus spectaculaires d'après moi, ce sont les ornements en bois sculpté qui entourent les fenêtres, les portes, les dessous de toit. Ranjan mon guide m'explique que c'est ce qui a donné son nom à la ville, Kath voulant dire bois et mandou la cité. La concentration de ces bâtiments religieux rend le site quelque peu spirituel même s'il est en plein coeur de ville, rempli de visiteurs et de ce fait bruyant.

Je règle mon du puis sort de la zone. Je m'arrête dans un petit café sympa pour boire un thé au gingembre. Je regarde par où passer pour trouver un endroit un peu plus calme, un parc ou un jardin par exemple, et trouve le jardin des rêves, à une vingtaine de minutes à pied. 

C'est un peu décevant car nous sommes en hiver et il n'y a guère que les pensées récemment plantées qui sont fleuries mais l'endroit à l'avantage d'être calme, le son de la circulation feutré et dépassé par le chant des corbeaux. J'en profite pour bouquiner un peu et envoyer un message à Raj pour lui dire où j'en suis.

On se rejoint un peu plus tard, et n rejoint la grande route pour prendre un bus local. C'est toute une aventure, j'ai des sensations indiennes et sri lankaises qui me reviennent, serrés comme des sardines avec le cri incessant du percepteur qui hèle la destination à chaque arrêt.

On arrive sains et sauf à deux pas de sa maison. Toute la famille est là et il flotte dans la maison un fumet  qui présage que du bien pour le repas de ce soir. Je demande un peu d'eau chaude pour ma douche car il fait vraiment trop froid pour se doucher à l'eau froide et observe patiemment Sashi et sa fille préparer les Aloo Parathas, galettes de pomme de terre aux oignons et coriandre pour le repas de ce soir.

On se retrouve pour dîner en famille et déguster les parathas, un curry de poulet, du riz puis on reste discuter un bon moment avec Raj qui me raconte longuement ses trois plus mauvaises expériences de couchsurfing. Je me rends compte qu'il a un peu le même vice que moi, il a le coeur sur la main et les gens en profitent sans vergogne. 

J'arrive à aller me mettre au lit, bonnet et gants pour éviter le refroidissement du fait d'être statique et envoie quelques messages pour les nuits suivantes où je ne devrai plus être chez Raj. J'écris un peu du blog, grâce au clavier sans fil je peux garder mes gants. Je me couche vers 23h bien au chaud sous les deux couettes.

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06 janvier 2020

Premiers pas au pays du toit du monde.

Lundi 6 Janvier :

Me vol de 6h n'est pas perturbé et je dors quelques heures après le repas, réveillé par la lumière forte du soleil levant. Nous volons depuis un bon moment au dessus d'une mer de nuages couvrant l'Afganisthan, le Pakistan et l'Inde du Nord. 

Ce n'est que dans la dernière heure que j'aperçois au loin la chaîne himalayenne : les Annapurnas puis l'Everest au loin. Atterrissage rock n roll du gros A330-300 et descente sur le tarmac car ici pas de passerelles. 

L'aéroport est un grand bâtiment en briques rouges et le niveau de sécurité des plus basiques. Je progresse lentement du guichet de paiement du visa au guichet de l'immigration puis à la zone de récupération des bagages. Je me rends au prepaid taxi et paye les 10 euros de course jusqu'à chez mon hôte. 

C'est la rush hour et on met presque 50 minutes. La ville est poussiéreuse et polluée, c'est un fait, et il règne le même sentiment de chaos qu'en Inde, tant au niveau circulation que dans l'aspect des bâtiments, certains très abîmés lors du tremblement de terre de 2015.

La femme, Sashi, et la plus jeune fille, Smarika, de mon hôte m'accueillent et j'ai droit à un massala tea et une "tukpa" soupe aux pâtes et aux légumes bien épicée. Je prends mon temps puis vais dans le quartier avec la jeune fille de 11 ans acheter une carte sim locale. 

Lorsqu'on rentre je m'excuse et vais me poser un peu pour compléter mes trois heures de sommeil. Lorsque je me réveille la chaleur agréable du soleil de cet après midi a laissé place au frais des montagnes et je mets une couche de plus. J'ai droit à un nouveau thé, cette fois sans lait mais toujours épicé, la cardamome prenant toujours le dessus. 

Je bouquine un peu en attendant mon hôte qui doit arriver bientôt du bureau. Je rencontre sa fille de 15 ans, Rhitika, rentrée de sa classe verte. Puis il arrive à son tour. Il se met à l'aise et m'invite à la cuisine pour le voir préparer le tongba, une boisson faite à partir de millet fermenté légèrement alcoolisée dans lequel on rajoute de l'eau chaude à volonté. 

On discute de plein de choses, de son business d'organisateur de treks. Sa femme nous sert le traditionnel Dahl Bath, plat de riz basmati avec des légumes un curry de légumes, des pickles de tomate et la soupe de lentilles noires. Je mange comme mon hôte avec la main droite seulement, et son épouse me ressert.

Il est 21h, je suis repus et je commence à sentir la fatigue, je tarde pas à me coucher. 

05 janvier 2020

Jour J : En route pour le toit du monde

Dimanche 5 Janvier :

Derniers préparatifs faits à la dernière minute comme souvent, repas délicieux de mon amoureuse et me voilà parti. Je rejoins Lyon en un peu moins de trois heures et passe l'étape du dépose bagages en une petite demie heure. J'apprends qu'au retour vu mon escale de 21h, j'aurai droit à un hôtel en ville.

Je monte à l'étage de ce moderne terminal 1, éclairé du soleil rasant de la golden hour et m'occupe du passage à la sécurité. Ce fut assez rapide et le temps d'arriver à la bonne porte, la C10, c'est déjà l'ouverture de l'embarquement. Le vol est loin d'être plein et je suis vite - enfin pas si vite - installé dans l'avion, à côté d'une jeune mère de famille et de sa petite rentrant à Istanbul. 

Petit avion,  A321-200 donc pas d'écran mais du wifi et une appli dédiée pour laquelle la musique et le suivi de vol marchaient mais pas les films. J'en profite pour bouquiner un de mes livres de noël "terreur en Gévaudan" dont l'histoire prend place dans nos contrées lozériennes.

Atterrissage réussi malgré une pluie battante et débarquement sur le tarmac, avec bus jusqu'au terminal qui est immense. Je n'ai connu que l'ancien aéroport, à taille humaine, celui ci, inauguré en 2018, est presque plus grands que ceux des Émirats.

Je fais un bout de chemin avec une ukrainienne montée sur talons aiguilles franchement enthousiaste de retrouver bientôt sa ville natale d'Odessa. J'ai encore une bonne heure et demie avant mon vol. J'en profite pour donner des nouvelles.

Dans quelques heures à mon réveil, si j'arrive à dormir, j'apercevrai peut-être la chaîne himalayenne en descendant sur Kathmandou. Bonne nuit à tous. 

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03 janvier 2020

Préparatifs

Vendredi 4 janvier :

Me revoilà donc pour une nouvelle aventure qui va m'amener près du toit du monde, l'Himalaya, au Népal pour 18 jours de paysages grandioses et de ciel bleu. 

J'ai racheté un sac de voyage, je commence à le remplir des sous couches, de pulls, gants, bonnets, ce qui me change de mes destinations habituelles. 

J'ai rendu mon voyage public sur couchsurfing.com et reçois tous les jours des nouvelles invitations. J'ai deux personnes de déjà calées pour mes trois premiers et cinq derniers jours.

Je finirai chez un monsieur et sa famille qui s'occupe d'une dizaine de gamins orphelins et les aiderai pour les cours en anglais, ce qui m'ambiance vraiment car ça fait vraiment longtemps que je veux faire un peu d'humanitaire dans mes voyages. 

Ne vous inquiétez pas si je n'écris pas tous les jours car je risque de faire un trek de quelques jours où je n'aurai sûrement pas de connexion. 

Voilà. Je ne vous promets pas pléthore de texte mais si la connexion le permet j'essaierai de partager avec vous le paysage. 

 

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